mardi 24 avril 2018

Parce que des fois je vois la vie en rose... Amaretti aux biscuits roses de Reims...

Il y a des fois je suis bougon comme un castor privé de cure-dents, va savoir pourquoi, des fois pour rien, d'autres pour de meilleures raisons. Et là quand j'ouvre mon frigo eh ben j'ai pas la foi devant les pourtant jolis ingrédients qui s'y trouvent. Je prends un truc et je le patouille du bout des doigts avec une moue d'enfant boudeur avant de le remettre en place au frais et d'essayer de trouver l'inspiration avec l'ingrédient suivant. 
Mais ces jours-là souvent quand ça veut pas eh ben souvent ça veut pas !
Amaretti aux biscuits roses de Reims
Et puis d'autres fois je suis tout guilleret en tombant du lit... enfin pour être juste, le guilleret arrive après que je recolle mes neurones au café... et là au contraire je vois la vie en rose et j'ai la cuisine qui me réjouit quelque soit l'ingrédient qui me tombe sous la main ! Je crois qu'à ces moments-là je pourrais tomber que un cactus fermenté dans mon frigo que je pourrais le trouver beau et fort fort appétissant... 
Va savoir pourquoi, des fois les jours sont gris et d'autres fois ils sont roses.
Ce matin c'est au rose que j'ai donc viré et je me suis dit que tant qu'à faire, autant le faire jusqu'au bout et essayer enfin cette petite recette aux biscuits... roses que j'avais croisée il y a fort fort longtemps sur le savoureux et gourmand Pourquoi je grossis ! où d'ailleurs je vous conseille d'aller vous perdre, vous verrez que la gourmandise...
Amaretti aux biscuits roses de Reims
Ingrédients : 90g de biscuits roses de Reims – 2 blancs d'œufs – 90g de sucre en poudre – 15g de farine – 90g d'amandes en poudre – du colorant rouge (facultatif mais... sans, ça sera moins rose) – 2càs de lait – de l'arôme d'amande amère – du sucre glace
Commencez en passant au mixer les biscuits roses de Reims, n'hésitez pas il faut réduire en poudre !
Mélangez le sucre en poudre avec une pointe de couteau de colorant rouge en poudre (si vous ne savez pas où en trouver passez chez Nathalie, il y a tout ce qu'il faut dans ce domaine). Attention il faut vraiment en mettre seulement une pointe de couteau les colorants en poudre sont très efficaces !
Versez ensuite les blancs d'œuf dans la cuve d'un batteur et commencez à les fouetter d'abord à petite vitesse puis à vitesse moyenne et quand ils ont bien montés ajoutez le sucre en poudre en pluie en continuant de battre. Comme le colorant est dans le sucre ça va monter et devenir joliment rose en même temps.
Quand le mélange est bien bien monté et bien brillant, arrêtez le batteur, retirez le bol et ajoutez en mélangeant à la maryse entre chaque ajout, la farine, l'amande en poudre et enfin le lait et l'arôme d'amande amère.
Mettez le tout au frais pendant une trentaine de minutes.
Remplissez une petite assiette de sucre glace, pas trop non plus.
Prélevez des petits morceaux de pâte, bon comme toujours les miens sont pesés au gramme et font donc 15g chacun mais comme toujours, vous n'êtes pas obligé ! Pesez-en un et faites les autres d'environ la même taille. Une fois que vous avez tous vos morceaux de pâte, roulez-les rapidement entre vos mains, écrasez-les un peu entre vos paumes puis mettez-les dans le sucre glace, il va coller sur la face que vous avez posé côté sucre, pas la peine d'en mettre de l'autre côté, ramassez délicatement et posez sur une plaque couverte de papier sulfurisé.
Quand vous avez fini la pâte enfournez la plaque dans un four préchauffé à 150° pendant 15 minutes, coupez ensuite le four et laissez dans le four pendant une petite dizaine de minutes.
Sortez du four et laissez refroidir avant de déguster.
Pour info j'ai tenté d'en faire des plus gros, de 25g et c'est moins bien, l'intérieur restant très cru...
Amaretti aux biscuits roses de Reims
Mais pourquoi, bon demain je vois encore la vie en rose ? est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 22 avril 2018

Des fois j'ai l'envie mais pas l'courage... Mes p'tites patates en pesto à plein de choses...

Depuis que Valérie nous a montré, à Nicolas et à moi, que le gnocchi peut être un ami simple à vivre eh bien je dois avouer que j'ai le gnocchi qui me démange ! Et aujourd'hui comme j'avais préparé un p'tit pesto aux amandes et au chèvre pour une autre recette... 
Mes p'tites patates en pesto à plein de choses...
Et puis en prenant un café, avant de me lancer dans les gnocchis tant espérés, je suis allé voir la petite ruche qui trône sur le rebord d'une de mes fenêtres et qui devait se remplir d'abeilles maçonnes depuis... depuis un bon moment et là...
L'abeille est un drôle d'animal, qui entre, qui sort, qui part en balade avant de revenir encore et encore, c'est fou ce que ça vit dans ces petites hlm à abeilles … parce qu'enfin elles ont bien pris possession de la maison qui les attendait.
Et quand finalement j'ai lapé une dernière gorgée de café, je me suis dit qu'il était bien bien froid et que ça devait faire fort fort longtemps qu'il était au bout de ma main à attendre que je l'avale enfin. Et en rentrant et en regardant l'heure... Décidément quand la nature me fait briller l’œil, le temps lui n'a pas la décence de s'arrêter !
Du coup même avec la recette et les conseils de Valérie, je me suis dit que si encore une fois je ne voulais pas cuisiner en nocturne je pourrais peut-être trouver une autre recette, encore plus rapide, en attendant que le gnocchi me reprenne !
Mes p'tites patates en pesto à plein de choses...
Ingrédients : 300g de ratte du Touquet – 1 douzaine de pointes d'asperges vertes – 1 vingtaine de feuilles de basilic – 4càs d'amandes effilées - du crottin de chèvre bien sec – vous pouvez ajouter quelques feuilles d'oseille rouge mais comme c'est surtout pour faire joli c'est facultatif
Pour le pesto : 1 petit bouquet de basilic effeuillé – 3càs d'amandes effilées – 30g de crottin de chèvre bien sec – 1 gousse d'ail - 6cl d'huile d'olive – poivre
Commencer en préparant le pesto. Mettez dans un mixer l'ail pelée et les amandes, mixez assez finement. Ajoutez le crottin coupé en fines tranches, poivrez et mixez de nouveau bien finement. Ajoutez l'huile d'olive et redonnez un coup de mixer pour mélanger le tout. Laissez le pesto dans le mixer.
Préparez ensuite les rattes. Après les avoir bien lavées, faites-les cuire dans une grande casserole d'eau salée pendant une vingtaine de minutes, vérifiez la cuisson au bout de quinze minutes. Égouttez-les puis mettez-les dans un saladier d'eau froide pour les faire refroidir.
Egouttez-les puis coupez-les en petits morceaux et mettez-les dans un saladier.
Faites cuire les asperges pendant 3 minutes dans une grande casserole d'eau bouillante. Égouttez-les puis mettez-les dans un saladier d'eau froide pour les faire refroidir.
Une fois bien égouttées, ajoutez-les dans le saladier des pommes de terre.
Ajoutez deux ou trois càs d'eau de cuisson dans le mixer contenant le pesto et redonnez quelques tours.
Versez alors le pesto dans le saladier et mélangez délicatement pour ne pas casser les asperges. Servez dans un grand plat puis terminez en parsemant par dessus les feuilles de basilic et éventuellement d'oseille rouge, les amandes effilées et quelques copeaux de parmesan.
Mes p'tites patates en pesto à plein de choses...
Mais pourquoi, bon demain j'ai le courage... ou peut-être après-demain... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 21 avril 2018

Quand un drôle de nom me donne envie d'un drôle de biscuit... Mes biscuits Anzac...

Les noms des choses qui se mangent sont quelques fois curieux, soit parce qu'ils sonnent bizarrement à nos oreilles, souvent à cause de leur origine lointaine, soit parce qu'ils ont attrapé leur nom à la suite de bien étranges histoires et pour quelques autres raisons... Et les biscuits Anzac fait partie de ceux-là.
Mes biscuits Anzac
Je ne vais pas vous raconter la véritable histoire en détail, vous pouvez trouver cette histoire un peu partout sur la toile, mais juste mettre le doigt sur l'ingéniosité de certaines cuisinières dès lors qu'il s'agit d'inventer une préparation qui doit répondre à des conditions bien particulières. Et la condition à laquelle devait faire face ce biscuit-là était un long long voyage, depuis les lointaines antipodes jusqu'à des côtes pas si lointaines de chez nous. 
Un biscuit voyageur en d'autres termes, fait pour résister aux très très longs voyages, un biscuit pour dire que l'on pense à l'autre depuis le bout du monde et pour lui réconforter la panse. Le gâteau Anzac est né ainsi, et puis a continué à vivre maintenant seulement pour nous réjouir la panse...
Mes biscuits Anzac...
Ingrédients : 120g de flocons d'avoine – 90g de farine – 60g de noix de coco déshydratée – 60g de sucre en poudre – ½ càc de bicarbonate de soude – 60g de beurre – 60g de beurre demi-sel – 60g de sirop d'érable (normalement on utilise du Golden Syrup pour les réaliser mais comme je n'en avais pas...) - 10g d'eau
Mélangez dans un saladier les flocons d'avoine, la farine, le sucre en poudre et le bicarbonate de soude. Faites chauffer dans un bol les beurres et le sirop d'érable, jusqu'à ce que le beurre soit fondu.
Ajoutez dans le saladier et mélangez. Ajoutez l'eau et mélangez une dernière fois.
Mettez un peu au frais, c'est juste parce que sinon, par le temps qui courre, le beurre va  sauvagement vous graisser la main. Une quinzaine de minutes c'est suffisant.
Faites ensuite des morceaux de pâte d'environ 45g pour les grands et 25g pour les petits, et quand je dis environ, vous connaissez ma monomanie du gramme mais vous n’êtes pas obligés d'être aussi précis. Les grands seront plus fondants et les petits forcément plus croquants.
Roulez les morceaux de pâte en boules puis écrasez-les en palets, attention pas trop plat, n'oubliez pas qu'ils doivent réjouir l'estomac.
Posez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé et enfournez, oui je sais vous pouvez attendre des jours plus frais ! Pendant une douzaine de minutes dans un four préchauffé à 180° en pensant à retourner la plaque à mi-cuisson. Après il suffit d'attendre qu'ils soient froids et il paraît donc qu'ils peuvent se garder longtemps.... il paraît !
Mes biscuits Anzac
Mais pourquoi, et si j'essayais de les garder... un jour... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 20 avril 2018

Parce que la saison commence à lui courir sur le... j'ai préparé une tarte fine aux fleurs de courgettes !

Tous ceux qui passent par chez moi pour cuisiner, d'ailleurs si vous voulez passer... le savent il y a une phrase que je prononce à longueur de journée dès qu'il me manque un fruit ou un légume, va falloir passer chez Gisèle ! Gisèle tient boutique à deux pas de chez moi, ce qui m'arrange bien parce que j'y trouve pratiquement toujours ce que je cherche tant que c'est vert et frais, et quelques petites autres choses.
Et elle est très attentive à nous fournir des jolis produits, souvent bio, mais pas que, et souvent de saison, à quelques rares exceptions, très rares même. Sauf qu'il y a de temps en temps un de ses clients qui arrive et qui s'étonne que la tomate ou n'importe quoi d'autre soit déjà arrivée, en finissant sa remarque d'un c'est pas la saison... mi-interrogatif mi-affirmatif. Et là, après un bouillonnement intérieur, que moi je remarque parce que je connais ma vendeuse préférée, mais que les autres ne perçoivent pas, et là donc elle reprend son bâton de pédagogue pour expliquer que du nord, de chez nous, au sud lointain, les productions et la saison peut être relativement relative !
Et depuis peu j'avais bien vu que des jolies fleurs de courgette de plus au sud de par chez nous étaient déjà arrivées sur son étal, et quand je les ai attrapées j'ai failli lui dire... y'en a déjà... sauf qu'elle aussi me connaît bien et qu'elle m'a arrêté d'un... Ah non pas vous ! Alors j'ai juste dit c'est pour une tarte...
Tarte fine aux fleurs de courgettes
Pour le fond de tarte : 200g de farine – 90g de beurre bien froid – 1 pincée de sel - 2càs de graines mélangées (courge, sésame, tournesol...) - 1 œuf – 1càs d'eau bien froide ou un peu plus si nécessaire – 1 blanc d’œuf
Pour la garniture : 6 belles fleurs de courgettes - 1 yaourt de brebis (120g) – 3 œufs – 1càs d'huile d'olive - quelques pincées de curry – sel et poivre
Commencez en préparant la pâte, je l'ai préparée au batteur mais vous pouvez aussi le faire à la main. Mettez dans la cuve d'un batteur équipé d'une pale la farine, le sel et le beurre et battez le tout jusqu'à obtenir une sorte de sable assez fin. Fouettez l’œuf avec l'eau et ajoutez-le dans la cuve, ajoutez aussi les graines et battez jusqu'à ce que la pâte soit homogène. Roulez la pâte en boule, filmez-la et laissez-la reposer au frais pendant 2 heures.
Sortez la pâte du frais et étalez-la sur une table farinée. Couvrez votre moule beurré et fariné avec la pâte (utilisez un moule à tarte d'environ 24cm). Couvrez la pâte de papier sulfurisé, remplissez de poids de cuisson, de haricots ou, comme moi, de farine. Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant une vingtaine de minutes. Retirez le papier sulfurisé et la garniture et remettez au four pendant une dizaine de minutes. Ressortez du four, badigeonnez la pâte avec du blanc d'œuf et remettez au four une dernière fois pendant 3min.
Pendant la cuisson de la pâte préparez la garniture, fouettez les œufs dans un saladier, ajoutez le yaourt, l'huile, le curry, un peu de sel et de poivre et fouettez de nouveau le tout.
Coupez les fleurs de courgettes en deux dans la longueur.
Quand le fond de tarte est prêt, versez-y d'abord le mélange du saladier puis posez les demi-fleurs de courgettes en corolle comme sur le visuel. Enfournez toujours à 160° pendant 30 à 35 min.
Avec une jolie salade verte il ne faut pas grand chose de plus pour un dîner léger léger !
Mais pourquoi, bon je vais quand même lui demander si les fraises... ou pas... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 16 avril 2018

Et si on faisait voyager la Morteau ? Morteau et gambas en voyage du côté de Biénoa...

Des fois quand j'ouvre mon frigo, je ne sais vraiment pas ce qu'il y a dedans, ceux qui ont déjà passé par chez moi et ouvert cette porte-là le savent, il vaut mieux avoir quatre mains voire huit pour retenir tout ce qui pourrait en tomber... C'est toujours le même problème, le rangement et moi c'est quelque chose de relatif, de relativement relatif même...
Du coup certaines fois quand je me demande ce que je vais cuisiner le soir, je ne me le demande pas longtemps et je cuisine finalement ce qui me tombe dans les mains à peine la porte ouverte. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé avec une saucisse de Morteau dégringolante alors que quelques instants plus tôt mon hamster affamé m'avait dit... tu f'rais pas un petit plat asiatique pour finir le riz ? Et en me voyant avec ma saucisse à la main j'ai bien senti que... N'empêche, je ne me suis pas démonté et je lui ai juste dit, je vais te préparer une espèce de drôlerie qu'on mangeait dans une p'tite taule de Biénoa pas très loin de Saïgon...
Et c'est comme ça que quelques temps plus tard je lui proposais ma...
Morteau et gambas en voyage du côté de Biénoa...
Ingrédients : 1 saucisse de Morteau – 20 belles gambas décortiquées – 1 botte d'oignons nouveaux – 1càs d'huile de tournesol - 1 ou 2càs de miel liquide – 1 ou 2 de sauce soja (utilisez de préférence une sauce soja peu salée) – 1càc de nuoc nam – le jus d'½ citron vert – 10 tranches très fines de gingembre frais - 1 gousse d'ail - ½ piment oiseau – quelques tiges de la coriandre fraîche
Commencez en faisant cuire la saucisse de Morteau à petits frémissement pendant 40 minutes. Égouttez-la, coupez-la en deux dans la longueur puis en tranches d'environ ½ cm.
Faites chauffer une grande casserole d'eau puis quand elle commence à frémir jetez-y les demi-tranches de Morteau. Remuez 2 ou 3 minutes. Égouttez bien ensuite.
Émincez les oignons nouveaux, réservez l'équivalent de 4càs de vert.
Pelez puis émincez finement l'ail. Hachez finement le piment.
Mélangez dans un bol le miel, la sauce soja, le nuoc nam, le jus de citron et 5cl d'eau. Vous pouvez faire chauffer quelques secondes au micro-ondes pour que le tout se mélange bien.
Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse ou une grande poêle et faites rapidement saisir les crevettes à feu bien vif. Retirez-les et réservez-les. Mettez-y ensuite l'oignon, l'ail, le gingembre et le piment et faites sauter toujours à feu vif 2 ou 3 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez la saucisse de Morteau, mélangez, ajoutez la sauce et remuez jusqu'à ce que la sauce devienne sirupeuse, ça va assez vite. Dès que la sauce enveloppe bien la saucisse, ajoutez les crevettes et remuez pendant une minute.
Servez dans les assiettes et terminez en jetant par dessus le vert de l'oignon nouveau restant et de la coriandre hachée. N'oubliez pas de servir avec du riz !
Mais pourquoi, comment elle s'appelait déjà... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 15 avril 2018

Et si on décidait que le printemps était de saison... Ma p'tite salade de printemps aux aubergines grillées...

Généralement j'évite les discussions météorologiques sauf quand je sais que je vais tomber sur quelques habitants de par chez moi à qui je n'ai vraiment que ça à dire ou à qui je n'ai vraiment pas envie d'en dire plus qu'un fait beau hein ! Ou eh ben oui encore d'la pluie hein !
Faut dire que les conversations sur ce sujet sont vite limités et à part râler sur la météorologie nationale ou lever le petit doigt et espérer pouvoir ainsi deviner le temps qu'il va faire... eh ben on a vite fait le tour du sujet. Et pourtant, pourtant à chaque fois que j'ai faim presque inconsciemment je regarde en direction de la fenêtre pour voir si mon appétit est de saison.
Bon, si j'ai une envie de fraises et qu'il fait encore un peu frais je ne vais pas pour autant me martyriser l'envie pour peu que j'en trouve de belles et bonnes, mais quand même, je n'ai pas les mêmes envies par temps couvert que sous le soleil qui semble maintenant vouloir venir nous réchauffer la côtelette !
Et donc voilà comment je me suis attrapé deux aubergines avec l'envie de penser que l'été n'était peut-être pas si loin ou qu'en tout cas je lui donnerai l'envie de s'amener au plus vite !
Ma p'tite salade de printemps aux aubergines grillées...
Ingrédients : 2 belles aubergines – 90g de coucous moyen (attention pas de la semoule, du couscous donc des grains plus gros) - 2 oignons nouveaux - ½ piment oiseau - 1vingtaine d'olives dénoyautées – 90g de feta – – 90g de pois chiches cuits – 4 càs de graines de grenade – 2 tiges de menthe effeuillées - 6 càs d'huile d'olive – 2 càs de jus de citron – sel et poivre
Commencez en enlevant le pédoncule puis en coupant les aubergines en tranches fines dans la longueur. Badigeonnez rapidement les aubergines avec 3 càs d'huile d'olive au pinceau. Il ne faut vraiment pas beaucoup d'huile, les aubergines sont des éponges qui pourraient en avaler bien plus !
Faites ensuite griller les aubergines sur un gril bien chaud des deux côtés. Dès qu'une tranche est grillée mettez-la sur une assiette, salez, poivrez et empilez la suivante dessus. Salez et poivrez d'un seul côté.
Faites cuire le couscous selon les indications portées sur l'emballage. Émincez finement les oignons nouveaux et hachez finement le piment puis mélangez le tout. Mélangez dans un saladier, le couscous, les oignons au piment et les pois chiches et laissez refroidir le tout, le couscous étant sans doute encore tiède.
Mélangez les 3 càs d'huile d'olive, le jus de citron, un peu de sel et de poivre.
Répartissez les aubergines en les chiffonnant dans les assiettes, parsemez par dessus le contenu du saladier puis les olives, la feta émiettée entre vos doigts, les feuilles de menthe et les graines de grenade. Arrosez le tout avec la sauce et dégustez sans attendre en espérant que les beaux jours...
Mais pourquoi, je me demande si je ne prends pas goût au beau temps... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 13 avril 2018

Et un plat de poisson pour la table une… un ! Dos de cabillaud rôti à la grecque et béchamel aux olives et au basilic…

Des fois à la maison j’ai l’impression d’être tour à tour la fois serveur, cuisinier et serveur et cuisinier et surtout surtout d’être à la tête d’un restaurant, qui certes ne compte pas beaucoup de clients, mais qui certaines fois est bien difficile à gérer à cause des goûts et des envies de chacun… Bon, en même temps une des phrases que je prononce le plus souvent c’est…et qu’est-ce qui te ferait plaisir ? sous-entendu dans ton assiette, une phrase que je prononce quelque-soit l’heure du jour ou de la nuit, Je n’ai donc qu’à m’en prendre à moi-même quand l’un de mes gourmands domestiques arrive avec une envie subite de tel ou tel plat !
C’est comme ça que l’autre jour j’ai vu un hamster affamé sortir la tête du frigo et me dire je mangerai bien un p’tit riz avec un peu d’poisson… c’est dommage qu’il n’y ait pas d’sauce mon papa… Et d’attendre l’air de rien…
Et quelques minutes plus tard grâce à quelques aides culinaires, parce que l’affamé chez moi manque en plus de patience, une petite sauce sortait de ma casserole et l’affamé de battre alors des mains… ce qui au final suffit largement à me réjouir !
Dos de cabillaud rôti à la grecque et béchamel aux olives et au basilic
Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson :
Ingrédients : 20cl de sauce béchamel Bridélice – 4 pavés de dos de cabillaud ou de filet de cabillaud – 20 olives vertes dénoyautées – 1citron bio – 3 ou 4 tiges de basilic – 240g de riz – de l’huile d’olive - sel et poivre
Préchauffez votre four à 180°.
Coupez le citron en deux dans la longueur puis coupez-le en fines tranches.
Posez chaque pavé de cabillaud sur une feuille de papier sulfurisé, salez-les et poivrez-les puis posez par-dessus des demi-tranches de citron sur toute la longueur. Arrosez d’un filet d’huile d’olive et repliez le papier de cuisson de manière à envelopper le cabillaud.
Déposez les pavés sur une plaque de four et enfournez pendant 20 minutes.
Pendant la cuisson du poisson, faites cuire le riz en suivant les indications portées sur l’emballage puis égouttez-le et réservez-le.
Coupez les olives en rondelles et effeuillez le basilic et hachez grossièrement la moitié des feuilles.
Versez la sauce béchamel dans une petite casserole, ajoutez les olives et portez le tout à ébullition à feu moyen. À ébullition, baissez le feu et prolongez la cuisson 3minutes. Retirez la casserole du feu et ajoutez le basilic.
Versez la moitié du contenu de la casserole sur le riz et mélangez bien. Versez le reste dans un petit pot à lait pour que chacun puisse se servir à son goût.
Déposez le riz dans les assiettes, déposez les pavés de cabillaud par-dessus, parsemez les feuilles de basilic restantes et servez avec la sauce dans son petit pot.
Et si vous voulez découvrir d'autres recettes de cette play list j'ai presque tout fait c'est par-là : J'ai presque tout fait...
Mais pourquoi, et dire que tout le monde rentre au nid cet été… est-ce que je vous raconte ça…
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jeudi 12 avril 2018

Quand les pâtes mettent plus de temps à cuire que la sauce à être préparée... fusillotti à la sauce express...

J'ai toujours trouvé que certaines choses allaient trop vite, peut-être parce que souvent je suis aussi lent dehors que je suis lent... dedans. J'ai toujours aimé prendre mon temps et je l'ai souvent perdu pour des choses qui peuvent sembler tellement futiles... Parce qu'une fourmi m'est passé sous le nez et que subitement la chose la plus importante est devenu pour moi de suivre ses aventures minuscules, indispensable au point d'en oublier le temps qui passe... 
Et forcément quand je me réveille de cette observation minutieuse je me rend compte que le soleil a déjà tourné alors que je ne pensais avoir passé que quelques minutes... Pouvoir perdre son temps quand on en a l'occasion est un luxe qui finalement ne coûte que quelques minutes, ou quelques heures...
De la même façon j'aime regarder cuire les pâtes, longtemps, enfin le temps qu'il faut pour que de bonnes pâtes soient cuites, et je m'étonne toujours de voir raccourcir ce temps-là sur les emballages que je passe en revue dans les linéaires, à croire qu'un jour il faudra les ressortir à peine trempées dans l'eau... J'aime regarder cuire les pâtes parce que leur frétillement dans l'eau frémissante a un effet hypnotique sur moi mais sans doute aussi parce que je sais que les bonnes pâtes demandent à cuire longtemps... enfin longtemps, tout est relatif !
Relativement longtemps puisque aujourd'hui j'ai eu envie d'un plat de pâtes et d'une sauce qui me prenne moins de temps à préparer que de chauffer l'eau des pâtes, parce qu'il y a des choses que j'aime attendre et d'autres... et puis comme ça une fois ma sauce prête je peux retourner au spectacle des pâtes qui essayent de s'échapper de leur casserole !
Fusillotti la sauce express...
Ingrédients : 250g de fusillotti – 2 belles tomates pas trop mûres – 1 douzaine d'amandes entières – 1 gousse d'ail – 2 tiges de basilic effeuillées – 1 tige d'origan effeuillé - 2càc de câpres – 1 douzaine d'olives noires dénoyautées – de l'huile d'olive - sel et poivre
Faites cuire les pâtes en suivant les instructions portées sur l'emballage dans une grande casserole d'eau salée.
Pendant la cuisson des pâtes préparez la sauce. Coupez les tomates en quartiers, pelez et coupez l'ail en deux. Mettez dans un mixer les amandes et l'ail et mixez le tout assez finement. Ajoutez les tomates, salez, poivrez et mixez jusqu'à ce qu'elles soient bien lisses. Ajoutez les feuilles de basilic et d'origan, les câpres et les olives et redonnez un coup de mixer rapide, il faut qu'il reste des morceaux. La sauce est prête.
Quand les pâtes sont cuites, pas trop, juste ce qu'il faut, égouttez-les rapidement.
Mettez la sauce dans la casserole et réchauffez-la rapidement, elle ne doit pas cuire juste être réchauffée, remettez les pâtes dans la casserole et mélangez, c'est prêt ! Mettez dans les assiettes et terminez en parsemant sur les pâtes quelques feuilles de basilic et d'origan et en les arrosant d'un filet d'huile d'olive.
Je me suis inspiré d'une recette trouvée sur le site de Rummo, où vous pourrez trouver quelques autres idées pour vous inspirer la pâte...
Mais pourquoi, bon et si je regardais frétiller le riz maintenant... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 11 avril 2018

Mon gâteau à la noix de coco pâtissière parce que je n’ai pas toujours le temps de tout faire...

Cuisiner au quotidien prend du temps, ceux et surtout celles qui cuisinent de cette manière le savent. Cuisiner tous les jours, tous les jours, tous… ça occupe pas mal nos journées ! Et du coup, souvent nous avons besoin de petits coups de pouces culinaires qui nous permettent de cuisiner presque tout à la maison, à quelques détails près, pour gagner ce petit peu de temps qui nous est bien utile au quotidien.
C’est ce que j’ai fait avec ce gâteau à la noix de coco, pour lequel je n’ai ni préparé la pâte, ni la crème anglaise, ce qui ne m’a pas empêché de servir une jolie tarte toute napée de crème anglaise embaumant la maison avec son parfum de noix de coco.
Gâteau à la noix de coco pâtissière
Gâteau à la noix de coco pâtissière
Temps de préparation : 5 minutes
Temps de cuisson : 45 minutes
Ingrédients : 20cl de crème anglaise Bridélice - 1 rouleau de pâte sablée – 1 œuf – 45g de sucre en poudre – 1càs de farine – 12cl de lait de coco – 45g de noix de coco déshydratée
Préchauffez votre four à 180°.
Tapissez un petit moule à tarte beurré et fariné avec la pâte sablée. Couvrez la pâte avec un papier de cuisson puis garnissez avec des poids de cuisson ou des haricots secs. Enfournez le plat pendant une dizaine de minutes. Sortez le moule, retirez le papier de cuisson et son contenu et enfournez de nouveau pendant 5 minutes.
Fouettez dans un saladier l’œuf et le sucre en poudre, ajoutez la moitié de la crème anglaise Bridélice, le lait de coco, la farine et la noix de coco déshydratée et mélangez le tout.
Versez le contenu du saladier dans le moule en prenant garde à ne pas dépasser la hauteur de la pâte et enfournez pendant 30 minutes en surveillant la cuisson.
Laissez refroidir puis servez avec la crème anglaise Bridélice restante.
Gâteau à la noix de coco pâtissière
Et si vous voulez découvrir d'autres recettes de cette play list j'ai presque tout fait c'est par-là : J'ai presque tout fait...
Mais pourquoi, encore un gâteau que je n’ai pas vu passer… est-ce que je vous raconte ça…
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lundi 9 avril 2018

Valérie, Nicolas et moi et nos gnocchis à l'ail des ours...

Je le dis à chaque fois que je peux, si j'aime la bouffe, j'aime encore plus les gens... ce n'est pas pour rien que je passais les fesses dans l'herbe deux fois par an du côté de Bercy, ce n'était pas pour rien c'était juste pour vous retrouver lors de nos pique-niques... 
Et depuis quelques temps je rencontre Valérie qui a bien des choses à m'apprendre sur ce monde virtuel que nous fréquentons tous les deux et à qui je pique régulièrement des recettes et Nicolas qui nourrit mon inspiration culinaire et me réjouit à chaque fois que je vois ses yeux briller en parlant cuisine...
Nos gnocchis à l'ail des ours
Et la semaine dernière j'ai eu la chance de les avoir tous les deux à la maison avec la ferme intention de préparer une recette qui avait résistée à Nicolas et qui, par chance, est une des spécialités de Valérie, les gnocchis !
Et nous voilà donc partis, ce jour-là tous les trois, les mains dans les gnocchis, enfin Valérie à la baguette, Nicolas dans les patates et moi... pas loin. Les gnocchis ne sont pas très difficiles à faire, comme vous le verrez dans la recette, surtout si vous choisissez une version rustique donc sans les passer par la fourchette, mais comme nous n'étions pas d'une efficacité rare... des fois les discussions... J'ai vu Valérie s'inquiéter, s'inquiéter, s'inquiéter... devant nos petits oublis et notre lenteur parce qu'il n'était pas question de les louper, ça aurait été une première pour cette recette qu'elle fait si souvent pour sa petite famille...
Mais heureusement les gnocchis sont aussi généreux que Valérie est attentive et quelques temps plus tard nous avions de quoi remplir quatre assiettes d'après notre professeure en gnocchis et un peu plus de quatre d'après Nicolas et moi !
Nos gnocchis à l'ail des ours
Ingrédients : 1kg de pommes de terre farineuse (des bintje si vous pouvez) – 250g de farine (prévoyez-en un peu plus) – 1 œuf – 2 càs d'huile d'olive - 45g de parmesan râpé finement – 1 douzaine de tiges d'ail des ours – sel et poivre
Commencez en mettant vos pommes de terre lavées mais pas épluchées dans une casserole d'eau froide salée et faites-les cuire pendant une vingtaine de minutes jusqu'à ce qu'elles soient bien cuites. Donc là il faut éviter de les éplucher et de faire comme moi, les faire cuire directement dans l'eau bouillante... j'ai malheureusement oublié de photographier la tête de Valérie voyant nos patates se transformant en sortes de méduses dans la casserole... dommage !
Pendant la cuisson des patates hachez assez finement l'ail des ours.
Sortez alors de l'eau les pommes de terre et épluchez-les, attention c'est chaud donc déposez-les dans un torchon elles seront plus faciles à tenir. Mettez-les dans un saladier et écrasez-les bien au presse-purée, vous pouvez aussi utiliser un moulin à légumes.
Ajoutez l’œuf, l'huile d'olive, le parmesan et l'ail des ours, salez légèrement, le parmesan est assez salé et poivrez puis mélangez le tout à la cuillère.
Ajoutez les 250g de farine d'un coup et mélangez d'abord à la cuillère puis à la main en versant la pâte sur une table bien farinée, fraisez la pâte assez rapidement (fraiser c'est écraser avec la paume de la main puis ramener la pâte et recommencer), en ajoutant un peu de farine si nécessaire, pas trop... enfin nous nous avons dû en ajouter pas mal, vu que les pommes de terre étaient gorgées d'eau et là j'ai loupé une deuxième photo de Valérie... surtout qu'il faut faire vite, il ne faut pas que la pâte refroidisse trop.
En tout cas quand vous avez une pâte lisse qui se décolle des doigts arrêtez de travailler la pâte.
Prélevez alors une petite boule de pâte et faites-en un boudin d'environ 2cm de diamètre en roulant la boule de pâte sous la paume de vos mains sur une table de nouveau bien farinée.
Coupez enfin vos gnocchis en tronçons d'environ 2cm et déposez-les sur une plaque farinée.
Recommencez autant de fois que nécessaire pour finir toute la pâte.
Faites alors cuire vos gnocchis dans une grande casserole d'eau salée en plusieurs fois, mettez-les dans l'eau et quand ils remontent laissez-les cuire une minute de plus pour qu'ils se gonflent de bonheur !
Quand ils sont cuits, sortez-les avec une écumoire et placez-les dans un plat, arrosez-les de quelques gouttes d'huile d'olive et mélangez.
Ce jour-là nous les avons mangés avec un pesto à l'ail des ours... nous aimons beaucoup les ours ! Quelques copeaux de parmesan et quelques amandes grossièrement hachées.
Vous pouvez retrouver la recette de pesto Nicolas là : le pesto à l'ail des ours de Nicolas
Nos gnocchis à l'ail des ours
Mais pourquoi, vivement la prochaine fois... est-ce que je vous raconte ça...